Je lis souvent que ParcourSup ne demanderait pas de « hiérarchisation des vœux » aux candidats, et que cela expliquerait certaines décisions surprenantes de ce processus (e.g. mettre en géographie un candidat qui voudrait faire des mathématiques). Le sous-entendu est qu’en l’absence de hiérarchisation, le processus affecte les candidats sans tenir compte de leurs préférences.

Or, ParcourSup, même si cela est moins évident que pour APB, suppose une certaine hiérarchisation des vœux par le candidat ! En effet, à chaque étape de ParcourSup où il se voit proposer des offres fermes, le candidat doit désigner parmi ces offres fermes celle qu’il préfère, et démissionner des autres.

La différence avec APB est qu’avec APB on demandait au candidat de classer au préalable tous ses vœux par préférences décroissantes, alors qu’avec ParcourSup on ne l’interroge que sur certaines comparaisons de préférences, celles effectivement nécessaires au fonctionnement du processus. Par comparaison, APB exigeait des informations dont il n’aurait pas besoin (si on est classé trop loin par une formation pour y avoir une place, les comparaisons de préférence entre cette formation et les autres n’ont aucune importance et ne sont pas consultées par l’algorithme).

J’ai de grandes réserves quant à un processus qui exige de multiples étapes de consultation où les candidats doivent impérativement avoir une connexion Internet fiables, et ne donne que tardivement des affectations définitives tant aux formations qu’aux candidats, d’où des difficultés à s’organiser. Il ne faut cependant pas confondre la lenteur de convergence d’un processus avec le calcul d’un résultat arbitraire.