Suite aux attentats, divers politiciens et éditorialistes s'en donnent à cœur-joie de proposer de nouvelles mesures ou de donner des avis dont ils prétendent que s'ils avaient été suivis il n'y aurait pas eu de carnage. On peut sourire des idées de certains (des militaires avec lance-roquette prêt à être tiré en faction dans les avenues fréquentées), que l'on attendrait plutôt de la part d'adolescents que d'homme mûrs. On rit moins lorsque l'on sait que ces gens ont, pour une part, le pouvoir de transformer ces idées en lois et en mesures.

Deux billets précédents n'ont pas pris une ride :

La racine du problème semble être que, face à une menace (réelle ou imaginaire, exagérée ou non), le responsable politique se doit de proposer des mesures, que celles-ci soient efficaces ou non, qu'on puisse ou non les mettre en place.

Il semble que ce comportement soit motivé par la croyance que c'est ce que le public attend. Cette croyance est-elle justifiée ? Le public attend-il vraiment qu'on lui propose n'importe quoi ?