Plusieurs personnes se plaignaient de ce que l'enseignement d'« éducation physique et sportive » (EPS), du moins tel que pratiqué il y a 15-25 ans, était inutilement répétitif, fatiguant et rebutant, aboutissant à dégoûter les élèves de toute pratique sportive, de sorte qu'ils la refuseraient dès que celle-ci ne serait plus imposée sous peine de sanctions. Outre des incidents graves relevant probablement d'une procédure disciplinaire, voire pénale, contre des enseignants, des problèmes plus bénins ont été mentionnés. L'un a mentionné de désagréables courbatures, l'autre l'épuisement.

Alors une jeune femme est intervenue pour dire, en somme, que ces plaintes étaient exagérées — allons bon, une sensation d'épuisement ! On sentait presque l'accusation de « mauviette » ; en tout cas, négation évidente du ressenti des personnes concernées. (À son crédit, elle s'est par la suite excusée de cette réaction.)

Cette même personne a, un peu plus tard, expliqué qu'elle avait fait un blocage sur les mathématiques, que les cours de mathématiques du secondaire avaient été pour elle un calvaire, qu'elle n'y obtenait qu'un mal de crâne… Elle a ajouté qu'elle devait actuellement suivre une thérapie contre sa phobie des mathématiques, vu qu'elle prépare le concours de professeure des écoles (institutrice) et qu'elle a du mal à comprendre les mathématiques qu'elle doit enseigner.

Pour des raisons évidentes, j'ai du mal à me mettre intellectuellement à la place de quelqu'un qui a du mal avec les mathématiques d'école primaire. Il ne me viendrait cependant pas à l'idée de nier son ressenti et la pénibilité de sa situation actuelle.