Avec l'âge, il arrive que les gens finissent par croire que l'on est de bon conseil. C'est ainsi qu'un doctorant (pas un des miens) est venu me voir en me demandant si, au sujet d'une chercheuse qui écrit un rapport sur une thèse, on parle de « rapporteur » ou de « rapporteure ».

J'ai suggéré « rapporteuse », qui a l'inconvénient (mais comme « rapporteur », d'ailleur) d'une connotation péjorative d'école primaire, puis ai botté en touche en proposant de demander à l'intéressée, sachant que certaines collègues veulent être appelées « maître de conférence » et d'autres « maîtresse de conférence ».

Les vrais maîtres Jedi ne répondent pas aux questions : ils les dévient.

(Au moins est-ce une question plus originale que celles que me valent ma grande expérience administrative : « comment envoyer en conférence fin septembre une doctorante recrutée au 1er octobre », « comment faire rapporter une thèse par une maître(sse) de conférence non habilitée à diriger les recherches », « comment faire rapporter une habilitation à diriger les recherches par un industriel non habilité à diriger les recherches », « comment acheter du matériel informatique hors marché public », etc.)