Pour des raisons que j'ignore, la délivrance d'un numéro de sécurité sociale à un étranger est en France un acte compliqué (plus qu'aux États-Unis). Il faut non seulement un acte de naissance, mais que celui-ci soit revêtu d'une apostille.

C'est sans doute facile pour des personnes venues de pays stables et à l'administration qui fonctionne bien. C'est plus compliqué pour, cas vécu ici, des personnes nées du temps de la fin de l'Union soviétique en Ukraine et au Bélarus, qui se sont retrouvées avec la nationalité russe, et ont fini par émigrer en Australie.

Parce que, voyez-vous, en Ukraine, il y a en ce moment une révolution, et ce n'est pas franchement le bon moment pour régler des problèmes de paperasse. Je ne sais pas trop comment annoncer cela à la MGEN, la CNAV, l'INSEE ou je ne sais qui pinaille sur ces certificats.

(Ceci n'atteint ceci pas le niveau de l'anecdote, déjà rappelée dans un billet précédent, du chercheur indien né dans la rue d'une mère qui l'a abandonné, et à qui on reproche de ne pas avoir de certificat de naissance en bonne et due forme.

Une amie travaillant dans un service des étrangers en Suisse m'a raconté qu'une de ses collègues s'est exclamée « Ah, tiens, il y a une guerre en Somalie ? ».

J'aimerais bien que l'on m'explique l'utilité de toutes ces formalités, quelles fraudes elles sont censées éviter, etc.)