Diverses instances de l'enseignement supérieur et de la recherche ont mis en place des quotas officieux de femmes dans les jurys de recrutement. Dernièrement, un épisode m'a bien fait rire :

Acte 1 — Une collègue me demande si je ne connaîtrais pas une femme maître de conférence ou assimilée (p.ex. chargée de recherche CNRS ou INRIA) travaillant dans une certaine thématique, pour faire partie d'un comité de sélection. Après discussion autour de moi je finis par proposer un nom. Et hop, le « quota de meuf rang B ».

Acte 2 — Une autre collègue, professeure des universités, me dit avoir été sollicitée pour être membre d'un comité dont j'identifie rapidement qu'il s'agit du même. Elle peste contre le fait de faire quota de femme rang A et n'a pas envie de voir son printemps occupé par trop de comités.

Je me demande quelle portion des professeures des universités et directrices de recherche en informatique est sollicitée pour faire quota de meuf dans les divers comités (l'avantage d'être un homme : on me fiche largement la paix).

(Remarque : peut-on parler de « poste à moustaches » avec des jurys féminisés ?)