D'un côté, un collègue (quoique sociologue) directeur de recherche au CNRS prétend que la proposition de loi anti-prostitution « <reviendrait> donc à appliquer sur le « marché du sexe » la revendication emblématique du Front national : la préférence nationale ». En France, ça marche toujours d'accuser les autres d'avoir les idées du Front national ou de faire son lit.

De l'autre, une militante associative accuse le dit directeur de recherche d'être « sollicité par le lobby pro-prostitution ». Vu que son discours s'oppose au proxénétisme, je suppose qu'elle entend par là une sorte de lobby des proxénètes, notion surprenante s'agissant d'une activité illicite ; ou peut-être veut-elle parler des quelques syndicats de prostitué(e)s ? Mais un « lobby », ce n'est pas cela : un lobby, ce sont des gens invités partout (régions, ministères, Parlement, voire Union européenne), qui rédigent de jolies plaquettes, de jolis dossiers, des amendements clefs en main...