Je lis chez La Dépêche :

« Si la parole raciste se libère sur internet, la classe politique soutient unanimement Christiane Taubira alors qu’une action en justice a été intentée contre le journal d’extrême droite «Minute». »

L'article porte sur la publication d'une « une » par un hebdomadaire papier distribué en kiosques, faisant suite à des propos tenus lors de manifestations de rue et, à la télévision, par une candidate à une élection politique. On se demande donc pourquoi mettre en exergue la parole raciste sur Internet, si ce n'est pour reprendre l'idée que tout est de la faute de l'accès du vulgum pecus aux moyens d'expression.

Remarquons également que ceux qui, habituellement, parlent de « responsabiliser les hébergeurs » (lire : les forcer à mettre en place une censure préventive, sous la menace d'être tenus responsables des propos) n'envisagent pas de responsabiliser l'imprimeur, le distributeur Presstalis, les kiosquiers etc. qui, tous, profitent financièrement de la publication de ce numéro de Minute, dont je ne doute pas qu'il se vende sensiblement plus que les autres numéros de cet hebdomadaire.