Continuons dans nos comparaisons des réactions médiatiques suivant le statut social des protagonistes.

En 1997, Diana, princesse de Galles, meurt dans un accident de la circulation : son chauffeur, ivre, conduisait à une vitesse (> 105 km/h) excédant tant la limite légale à cet endroit (50 km/h) que les vitesses raisonnables à cet endroit. C'est un miracle que l'accident n'ait pas impliqué d'autres véhicules et fait plus de victimes. Il semble que cette vitesse ait été motivée par une convenance personnelle (échapper aux paparazzi). On a fait de la princesse Diana une martyre.

Imaginons maintenant l'accident suivant : une étudiante et son « petit copain » sont raccompagnés en voiture par un de leurs amis, lequel, ivre, commet des excès de vitesse, provoquant un accident fatal. On aurait certainement invoqué un drame de l'alcool et de la vitesse, le problème de l'alcool chez les jeunes ; on aurait fustigé l'imprudence et l'irresponsabilité, et proposé de mettre des modules obligatoires de sensibilisation contre l'alcoolisme à l'université.