On me passe le message : un major de Polytechnique serait au chômage en raison de son nom maghrébin.

Si on lit l'article, on constate que ce monsieur est non pas diplômé de l'École polytechnique (l'X, située à Palaiseau), mais de « Ecole polytechnique universitaire de Marseille », c'est-à-dire très probablement Polytech Marseille.

Je pense pouvoir affirmer que les écoles du réseau Polytech sont considérablement moins prestigieuses que l'École polytechnique. De toute façon, un major de l'École polytechnique ne chercherait certainement pas du travail : sous toute probabilité il serait soit au Corps des Mines, soit en partance pour une thèse dans une université prestigieuse outre-Atlantique.

La revue Politis a d'ailleurs dû corriger son article, qui dans sa version initiale était bien moins précis et laissait supposer qu'un polytechnicien de tête de promotion était au chômage en sortie de l'école... (Il faut avouer que cela avait le mérite de fournir des titres et une image-choc, un peu plus que s'ils avaient titré « Le premier au classement de la licence DBLP de l'Université de Trifouilly-les-Oies est au chômage ».)

Ceci ne diminue aucunement l'intérêt de cette histoire et l'horreur de la situation sociale qu'elle dénonce (les réactions négatives des employeurs devant un nom maghrébin).