J'ai passé la majeure partie de la journée d'aujourd'hui à régler des problèmes « d'intendance ».

Une partie de mes problèmes sont dus à un changement de procédure administrative (*), avec ajout d'une étape supplémentaire dont l'utilité ne m'apparaît guère.

L'agente avec laquelle je m'entretiens par téléphone m'explique d'abord, en substance, que je la dérange pour un problème sans importance (**), puis que son service est en sous-effectifs. Ce problème de sous-effectifs n'est-il pas aggravé par des procédures trop compliquées et trop tatillonnes ?

(*) Pour embaucher un doctorant en thèse, il faut qu'il s'inscrive au préalable en thèse. L'administration en conclut donc qu'il ne faut surtout pas qu'il puisse voir son contrat de travail (non signé par l'université) avant son arrivée ; vous comprenez, sinon peut-être que des fraudes seraient possibles (***) ! Mais pour qu'il s'inscrive en thèse sans s'affilier à la Sécurité sociale étudiante, il faut qu'il montre son contrat de travail (qu'il n'a pas, si vous suivez bien). En 1999, il avait fallu que j'aille voir le chef de la scolarité de mon université d'inscription en thèse pour régler ce problème, qui après tout ne se pose que pour quasiment tous les doctorants rémunérés ; il y a eu du progrès puisque maintenant, l'administration fournit une attestation (mais pas le fameux contrat), avec laquelle le doctorant peut s'inscrire, puis revenir faire son contrat de travail.

(**) En l'espèce, un étranger que je devais embaucher voulait lire son contrat de travail avant de venir en France. Il me semble qu'il est assez raisonnable de vouloir vérifier à quoi l'on s'engage... L'agente trouvait que cela était une méfiance déplacée. Curieux de la part d'une administration qui exige quantité de pièces (y compris un extrait de casier judiciaire plus complet que ce que peuvent demander les employeurs privés) : traitant le public et même ses employés comme des voleurs et fraudeurs en puissance, elle ne supporte pas qu'on lui demande de se justifier...

(***) Cette obsession de la fraude peut paraître louable, mais on se demande bien pourquoi quelqu'un s'embêterait à faire les procédures complexes de préinscription en thèse et à obtenir un contrat de travail (de droit public, avec des clauses spéciales permettant son licenciement de façon non permise aux employeurs privés), tout cela pour ne pas in fine s'inscrire en thèse. Par ailleurs, comme souvent, on accorde une importance énorme à des bouts de papier qu'un vrai fraudeur pourrait fort bien imprimer par ses propres soins...