Lu ici ce commentaire :

« L’anglais non maîtrisé est une immense source de mal entendus. Nous pouvons entendre l’Anglais sans le comprendre ou en le comprenant mal. C’est le risque avec un enseignement en Anglais. Les mots Anglais ont un sens qui dépend du contexte. Se tromper dans la compréhension du contexte entraîne un apprentissage erroné. A l’inverse de l’Anglais la langue Française est précise et avec peut d’ambiguitée. Corrigeons nos dictionnaires informatiques l’histoire d’avoir un français plus propre. Oui pour s’inspirer de la culture anglo-saxonne, non pour la mimer. Il est de plus temps d’enrichir la culture Française. Les nouveaux mots intégrés au dictionnaires sont une offense a notre culture, pourquoi des mots du trottoir et non des mots de la science ou de la technologie ? »

J'ignore d'où l'on tire cette supposée précision de la langue française par rapport à l'anglaise, cette dernière ayant d'ailleurs un vocabulaire plus riche. On évoque souvent l'exemple de la résolution 242 des Nations-Unies, avec son "from occupied territories" qui veut dire littéralement « de territories occupés », ce qui est différent du « des territoires occupés » de la version française : le premier exigeait que certains territoires fussent libérés, tandis que le second l'exigeait de tous les territoires. Toutefois, on aurait eu exactement le même problème en français, suivant que l'on eût utilisé « de » ou « des » ! La diplomatie, comme le droit, à l'inverse de la science, sont justement des cas où l'on peut rechercher délibérément des tournures vagues, et je pense que c'est justement ce qui a eu lieu ici.

Je n'ai jamais constaté que le sens des mots en anglais fût spécialement contextuel, du moins pas plus qu'en français, si ce n'est le cas des verbes + pré/postposition, qu'il faut analyser comme une unité sémantique et non comme deux éléments séparables.

Encore une fois, ce débat serait plus clair s'il s'appuyait sur des faits.

(Prenons un exemple concret : en français courant, un « commissaire » est un « commissaire de police » ; dans des usages moins courants, un « commissaire » est le membre d'une commission, ou encore le représentant d'une haute autorité, d'où l'expression « commissaire du Gouvernement »... laquelle veut dire « représentant du Gouvernement », sauf dans le contexte des juridictions administratives où il s'agissait d'un magistrat chargé de rendre un avis indépendant de celui de l'État, partie au procès, raison pour laquelle on a fini par le renommer « rapporteur public ». Je défie quiconque de remonter au sens réel de « commissaire du gouvernement devant le Conseil d'État » sans une fine connaissance contextuelle.

Plus pénible : en français courant, on dit « beau-père » ou « belle-mère » pour désigner ce que l'on appelait « parâtre » et « marâtre », ce dernier mot étant devenu très connoté négativement, c'est-à-dire le nouveau conjoint d'un parent, en plus du sens de « parents de la conjointe » ; l'anglais distingue stepfather (resp. stepmother) de father-in-law (resp. mother-in-law). Or, s'agissant d'acceptions différentes dans un même contexte — la famille — le risque de confusion est bien réel.)