On nous parle souvent de l'« administration électronique » ; qu'en est-il réellement ?

Nous devons accueillir en octobre prochain un jeune chercheur australien ; comme nous sommes prévoyants, nous avons fait dès maintenant les formalités pour l'obtention de son visa. Une étape très importante est la fourniture par l'université d'une « convention d'accueil » visée par la Préfecture ; ce document est indispensable pour obtenir le visa et, plus tard, le titre de séjour. Comme nous sommes précautionneux, nous avons envoyé ce document par un service (coûteux) de « courrier express », censément en deux jours, qui, au bout de deux semaines d'atermoiements, a avoué au jeune chercheur destinataire que le précieux document avait été perdu. Nous devons donc le faire refaire et expédier.

Réfléchissons. Ce document provient d'une université, est tamponné par une préfecture et est destiné à un consulat et une préfecture (d'ailleurs, la même). Il s'agit donc d'un document de l'administration pour l'administration... quelle nécessité de le faire transiter par un service de courrier international et le jeune chercheur concerné ? Ne pourrait-on pas concevoir un système simple et sécurisé (*) d'archivage numérique de tels documents avec consultation depuis les postes de travail des consulats et des préfectures ?

Peut-être est-il en fait préférable qu'il n'y ait pas de tel système : tout autant que la bureaucratie papier je crains la commande publique à des sociétés de service en informatique...

(*) Je suis d'accord que l'informatique sécurisée, cela n'a rien d'évident ni d'assuré, mais quelle est la sécurité d'un morceau de papier ?