Un collègue me suggère la proposition suivante : si cela est réellement un problème que les scientifiques français écrivent leurs articles scientifiques dans un anglais appauvri, maladroit, les plaçant en infériorité par rapport aux collègues anglophones, pourquoi ne pas recruter, dans chaque laboratoire, un ou plusieurs traducteurs / relecteurs / correcteurs qui se spécialiseront dans le vocabulaire et les tournures de phrase de la thématique du laboratoire, dans les langues de publication ? (Et pourquoi pas aussi, d'ailleurs, expert en LaTeX ?)

Triple avantage :

  • Nous aurions un français et anglais (et pourquoi pas mandarin, japonais, espagnol, etc.) de haute volée.
  • Le temps libéré pour les chercheurs pourra être utilisé pour d'autres activités, par exemple écrire de la vulgarisation en français.
  • Cela créerait de l'emploi.

Bien entendu, cela coûterait de l'argent, mais que ne ferait-on pas pour le rayonnement de la France et de la langue française ? (D'ailleurs, s'agissant d'une mission linguistique et de rayonnement, il me semblerait raisonnable que les rémunérations de ces personnels ne soient pas imputées sur le budget de la Recherche, mais sur celui de la Culture, du moins en terme de missions LOLF.)

Je lui ai suggéré d'envoyer ses suggestions à un journal ainsi qu'à Jacques Myard.