Lu dans les commentaires du Monde, apparemment par l'auteur de ce blog :

« Plus on va vers les jeunes chercheurs, moins on a affaire à des intellectuels, et plus on a affaire à des techniciens. Il n'est donc pas étonnant qu'ils ne défendent pas leur langue, qui n'est pour eux qu'un véhicule. Ils ont une mentalité de colonisé, et ne s'aperçoivent pas que l'anglicisation favorisent les anglophones de naissance, et que les chercheurs non anglophone n'ont de l'anglais qu'une maîtrise sommaire. »

Quelle suffisance ! Faut-il évoquer à nouveau l'ouvrage de Gilles Dowek sur les préjugés, à propos du regard posé sur la technique ?

Plus sérieusement, quiconque va dans des conférences scientifiques, du moins dans certains domaines, sait que les anglophones de naissance se raréfient : les laboratoires américains fonctionnent avec des doctorants indiens, chinois, etc., sans parler des professeurs israéliens (essayez Moshe Vardi, c'est un peu comme si Popeck faisait un cours d'informatique théorique en anglais).

Exercice : prendre les auteurs des articles à POPL 2013, chercher leur nationalité, compter combien sont anglophones de naissance.