Je suis parfois surpris de l'insistance avec laquelle certains interlocuteurs se servent du téléphone et non du courrier électronique.

Exemple : une pièce manque dans un dossier. Coup de téléphone sur portable pendant le « pont », nous sommes hors de portée GSM ; demande de les rappeler, ne précise pas la pièce manquante. Le lundi, leurs services sont indisponibles avant 9h30. Finalement, nous disent la pièce manquante et nous dictent une adresse email pour la renvoyer. Il manque un s dans l'adresse indiquée, ce qui fait que le mail part vers un autre site (un de ces sites de « parking » qui occupent des variantes orthographiques de sites existants), qui ne fait pas tourner de système de courriel. Plusieurs heures après, je reçois un courriel d'avertissement de notre système de mail disant que le message n'est pas parti.

J'ignore pourquoi la société en question n'a pas envoyé un courriel en plus du coup de téléphone, et pourquoi ils demandent de les rappeler au lieu d'indiquer tout simplement qu'il manque tel document. Je veux bien qu'un courriel puisse être ignoré et qu'ils veulent confirmation qu'on ait reçu l'information, mais il est parfaitement niais de dicter une adresse email par oral. Par ailleurs, un téléphone portable peut être éteint, on peut être en dehors des zones GSM, ou à l'étranger...

Ceci dit, cela n'atteint pas le niveau de cette dame qui tenait absolument à m'avoir au téléphone pour ne pas « laisser de trace écrite », et qui finalement m'a dit ne pas avoir de réponse à ma question. Ou de ma banque qui ne comprend pas que je n'ai aucune envie qu'ils me démarchent sur mon portable (aux heures de bureau, je travaille ou je suis dans les transports et je n'ai donc aucune envie qu'on vienne me raconter des histoires d'assurance-vie... quel zozo du marketing a eu cette idée que les clients veulent qu'on les dérange ?).

La téléphonite, cette maladie du monde moderne, a encore de beaux jours devant elle.