J'aimerais qu'un professionnel de la musique, cinéma ou autre infirme ou confirme les points suivants :

Depuis 30 ans, le monde du divertissement (cinéma, musique...) a obtenu de pouvoir taxer les supports de stockage, au motif que ceux-ci servent en très grande majorité à mettre des copies de ses produits. Comme elles n'aiment pas le terme de « taxe », connoté négativement, elles préfèrent celui de « redevance » (bien qu'elles ne démontrent pas pour quel service celui qui utilise des supports pour ses enregistrements personnels devrait leur être redevable) ou de « compensation équitable » (bien qu'elles ne démontrent pas en quoi celui qui utilise des supports pour ses enregistrements personnels devrait compenser quoi que ce soit auprès d'elles)... alors que la description du prélèvement obligatoire ainsi réalisé correspond à celui d'une taxe parafiscale.

Un quart des sommes ainsi perçues sert à financer le spectacle vivant. Les sociétés de perception et de répartition des droits, telles que la SACEM, se font ainsi des obligés : partenaires du financement de nombreux festivals, ce qui est d'ailleurs rappelé par l'apposition de leur logo, elles deviennent incontournables. Curieusement, elles ne rappellent pas que l'argent qu'elles distribuent est en fait celui du prélèvement obligatoire sur les consommateurs.

Le rapport Lescure propose de prolonger, voire approfondir, ce système, en prévoyant une taxation de dispositifs et moyens de communication divers.

En général, l'accès au financement public est soumis à de nombreuses restrictions. Il me semble que les industries du divertissement veulent avoir les avantages du financement public (argent qui arrive de façon garantie par prélèvement obligatoire) sans ses inconvénients (plafonnement des rémunérations, contrôles financiers poussés, restrictions diverses).