« Cela fait des décennies que nous donnons à nos étudiants comme exemple de recherche de couplages maximaux dans les graphes bipartites le problème de l'agence matrimoniale, que nous avons modernisé en problème du speed-dating : étant donné un ensemble d'hommes, un ensemble de femmes et un ensemble de couples homme-femme admissibles, donner un ensemble maximal de mariages. Si l'on permet le mariage homosexuel, la structure de la société se modifie considérablement : le graphe n'est plus bipartite ! Cela change la complexité de nos algorithmes, ce qui est inconcevable. », explique le professeur Maxime Hizeur, de l'Université d'Artois.

Lui et ses collègues accusent le gender d'être une « machine de guerre » contre les graphes bipartites. Les français sont, sur ce sujet, sur la même longueur d'onde que leurs homologues américains. La professeure Minnie Mizer, du prestigieux institut de technologie du Massachussetts (MIT), voit dans les revendications homosexuelles le début d'une évolution préoccupante:

« Il nous faut mettre le hola à ces évolutions qui changent la structure combinatoire des appariements. Que va-t-on nous proposer demain ? La polygamie et la polyandrie ? Mais alors, on n'est plus dans le couplage ! Toute une vie de travail sur ce problème, réduite à néant ! »

Félix Etiraomines, conseiller technique de Christiane Taubira pour les affaires algorithmiques, se veut rassurant :

« Contrairement aux rumeurs qui circulent sur la Toile, nous n'envisageons pas d'étendre le mariage aux groupes de plus de deux personnes. Nous savons bien que les problèmes de cliques sont difficiles. »

Frigide Barjot, quant à elle, accuse les promoteurs du projet de vouloir « noyer le poisson » : « Ils nous ont envoyé un document parlant de coupes de Gomory. J'ai demandé à mon coiffeur s'il connaissait celle-là, il m'a dit non — et vous savez pourtant bien de quel bord sont les coiffeurs, si je peux m'exprimer ainsi. Hollande, démission ! Hollande, démission ! » Quant au cardinal Barbarin, il s'insurge : « On veut enseigner les coupes de Gomorrhe au lycée ? Voilà bien la folie des promoteurs du gender. »

Les opposants au projet ne désarment pas. Hier, ils ont passé aux sénateurs des amendements qui devraient enliser le processus parlementaire.

« Ces amendements sont liés par des dépendances logiques dont la résolution est très dure. » explique Maxime Hizeur. « Les fonctionnaires du Sénat n'y arriveront pas ! »