Ce matin j'entendais des étudiants discuter programmation d'applications pour téléphones portables. Ils développent en Flex, une espèce de langage de balises avec scriptage en ActionScript que l'on peut exécuter sur Android et iOS (j'ignore comment). La complexité du bouzin est vertigineuse : le nombre de couches de système, traductions diverses, interfaces, « patterns » etc. pour tracer un bête bouton à l'écran doit être considérable. Tout ceci tourne sur des téléphones portables à processeur multicœur.

J'ai l'impression qu'au passage, nous avons perdu une certaine spontanéité, une certaine compréhension de ce qui se passait.

Vers 1998, je comprenais à peu près ce qui se passait dans un PC sous Linux. J'ai même écrit des bouts de pilotes de périphériques, débogué le noyau, etc. Maintenant, j'installe Ubuntu et il y a plein de choses dont je ne sais même pas comment c'est géré. Si ça dysfonctionne, je commence à me retrouver coincé comme sous Windows.

La vérité est que je me fais vieux.

Et nous finissons par cette monstruosité.