En France, nos adorons le schéma suivant :

  1. Des étrangers, typiquement des américains, introduisent ou popularisent une innovation (p.ex. le Web, les moteurs de recherche, les cours via Internet, les encyclopédies en lignes participatives).
  2. Au moment où nous nous rendons compte de l'existence de ladite innovation, nous nous en moquons en disant que c'est nul, que nos institutions font mieux, etc.
  3. Une fois que le business en question est de taille mondiale, nous nous plaignons du monopole américain sur le sujet et demandons des subventions pour lancer des concurrents ou des mesures pour taxer le produit à succès.
  4. Nous nous plaignons que notre économie moribonde ne nous permette pas de financer correctement les institutions citées plus haut.

Il va falloir un jour réfléchir au fait que pour se permettre de payer une presse subventionnée qui commente les innovations, et les universitaires qui « réflexivement » réfléchissent à l'innovation, il faut dégager un peu de surplus économique.