Quand on propose d'augmenter la densité de population dans une ville en supprimant des parkings de surface et en mettant des immeubles hauts, comme à l'Esplanade de Grenoble, il y a des protestations : on va livrer les parkings aux « promoteurs », la première chose que les visiteurs venant de Paris ou Lyon verront, ce seront des tours (alors qu'actuellement c'est un synchrotron, un réacteur nucléaire, des bâtiments industriels et la mairie de St Martin le Vinoux), etc.

Quand on étend la ville sur la campagne, cela prend des zones agricoles qui pourraient être utiles pour un approvisionnement de proximité, sans parler du mitage des paysages et de l'usage généralisé de l'automobile que cela impose (des transports en commun fréquents et confortables supposent un habitat dense).

Nous nous moquions jadis des soviétiques et des appartements collectifs, mais nous y revenons avec la « colocation »...

J'entends parfois qu'il y aurait de grandes quantités de logements vides tenus par des « spéculateurs », qu'il suffirait de taxe (pour les inciter à louer) ou réquisitionner. J'éprouve les plus grands doutes quant à ce fait (j'ai entendu récemment que l'ensemble des logements réquisitionnables sur l'agglomération lyonnaise se réduirait à quelques dizaines..).

Les occupations médiatiques d'immeubles de bureaux, vite transformés en campements de fortune, ne doivent pas faire oublier que ces immeubles ne sont pas utilisables comme locaux d'habitation si l'on respecte les règles de salubrité et que les transformations sont coûteuses (mais peut-être me trompé-je ?).

Peut-être que la solution est tout simplement de construire beaucoup et plus haut, quitte à supprimer des règlements d'urbanisme ?