Les faibles écarts entre les deux candidats à l'élection à l'UMP sont non significatifs, car ils n'expriment pas une préférence marquée de l'électorat pour l'un ou l'autre ; notamment, ils « collent » parfaitement avec des électeurs qui voteraient au hasard pour l'un ou l'autre candidat en tirant à pile ou face.

(Pour ceux qui connaissent un peu de statistiques: Il y avait de l'ordre de 300000 électeurs, avec un taux de participation de 55%, donc n=165000 suffrages; supposons qu'il n'y ait pas de blancs, cela fait donc de l'ordre de 165000 suffrages exprimés.

Supposons un instant que chaque électeur, ne sachant pas se déterminer, ait tiré à pile ou face 50/50 entre les deux candidats. Le résultat d'une pareille élection est donc 50/50% plus une déviation gaussienne d'écart type racine carrée de n divisé par deux, soit de l'ordre de 200. Autant dire que des écarts de 26 ou 95 voix sont indistinguables de pareille situation.)

Il ne serait donc pas choquant de décider le résultat de cette élection en tirant à pile ou face, plutôt que de se recompter.

Peut-être que le vrai ridicule dans cette affaire, c'est l'effet « winner takes all », c'est-à-dire que celui qui obtient une majorité, même extrêmement faible, des voix, obtient l'essentiel du pouvoir.

NB Je ne suis pas statisticien, mais j'en viens à penser que les écarts constatés sont curieusement faibles...