Tribune dans Le Monde au sujet de la pseudo-autonomie des universités françaises, dont je partage dans l'ensemble les constats et les suggestions (en étant cependant conscient que je ne connais pas très bien les problèmes).

Un paragraphe me paraît cependant peu clair, sans doute de part des pudeurs de langage :

« Il faut d'abord parvenir à dissocier la politique de l'enseignement supérieur de celle de la jeunesse, que le président Hollande a placée, à raison, parmi les priorités de son quinquennat. L'attribution à la jeunesse d'un statut visant à son autonomie sociale et financière dans un contexte de chômage de masse est une nécessité politique de l'heure. Une vraie politique d'enseignement supérieur doit se préoccuper de la formation tout au long de la vie et non seulement de la prise en charge des flux annuels de bacheliers. »

Doit-on comprendre que les gouvernements successifs ont considéré l'université comme un parking à jeunes, qui permet de leur donner un statut donnant droit à différents avantages (logements, tarifs réduits...) sans les décompter dans les statistiques du chômage, mais sans réelle interrogation sur leurs besoins en terme de formation ?