Au sujet du genre et de l'activité professionnel, un exemple amusant : la recherche scientifique, notamment en informatique. Prenons le bilan social de l'INRIA :

  • 81,2% des chercheurs sont des hommes
  • 81,7% des techniciens et ingénieurs de support informatique sont des hommes
  • 92,5% des personnels de développement technologique (ingénieurs de recherche ?) sont des hommes
  • 97,6% des assistants (secrétaires) sont des femmes (*)
  • 100% du personnel des œuvres sociales sont des femmes.

Les clichés sont donc parfaitement exacts concernant cet organisme : les hommes s'occupent de la technique, les femmes de l'administration subalterne.

Au CNRS le bilan social indique par exemple que les domaines scientifiques les plus féminisés sont les sciences humaines et sociales et la biologie ; pour les personnels hors chercheurs, le domaine le plus féminisé est « gestion et pilotage » (avec des taux à 90% dans les grades inférieurs, qui doivent correspondre à ce qu'on appelle souvent « secrétariat »). Là aussi, les clichés sont exacts, Je crois en effet ne jamais avoir rencontré d'homme secrétaire de laboratoire (on m'a cependant cité le cas d'un ex-militaire).

Parmi les branches les moins féminisées, « électronique électrotechnique ». Encore un cliché : je me rappelle avoir visité un atelier d'électroniciens (un ingénieur d'études, ou assistant-ingénieur? et des techniciens), il y avait des pin-up aux murs...

(*) D'ailleurs, les chercheurs INRIA, hommes ou femmes, parlent toujours des « assistantes » tellement les hommes sont rares dans cette fonction (« il paraît qu'il y en a, mais je n'en ai jamais vu »). On me murmure qu'il y aurait UN assistant de projet, à Rennes.