Dans les débats au sujet de Google et de la presse en ligne, les seconds accusant le premier de les exploiter et réclamant l'instauration d'un « droit voisin » leur permettant de facturer Google pour leurs contenus, un petit rappel :

La presse en ligne peut très simplement et rapidement demander sa déindexation de Google. L'indexation par Google est totalement optionnelle.

Je ne rentrerai pas dans les détails, mais n'importe quel webmestre peut éviter que ses contenus ne soient indexés par Google en utilisant un moyen technique approprié et simple à mettre en place (fichier robots.txt, champs META...).

Si la presse ne recourt pas à ces moyens, c'est qu'elle veut être indexée par Google. Elle veut non seulement bénéficier gratuitement du service d'indexation, qui lui ramènera des lecteurs (donc des recettes publicitaires) et qui coûte de l'argent à Google, mais aussi réclamer de l'argent à Google pour cela.

Lorsque certains expliquent que Google ne produit rien (sous-entendu : on se demande bien pourquoi ils touchent de l'argent), c'est bien entendu vrai, mais il en est de même des fabricants de rotatives, d'encre, de papier, aux services de transport et de messagerie, aux distributeurs et aux points de ventes dont les coûts constituent, si je ne m'abuse, la majorité du prix d'un journal papier. Ces divers prestataires ont des coûts, ceux-ci sont répercutés ; Google a également des coûts (il faut payer l'infrastructure informatique, les chercheurs, ingénieurs et techniciens qui la conçoivent et la mettent en place...).

Un autre point important : à ma connaissance, Google n'a aucune obligation d'indexer un site et pourrait très bien décider d'ôter de ses index les médias qui lui réclameraient des droits.

Ceci pour les rappels factuels. Bien entendu, on peut discuter du partage des gains entre Google et la presse, notamment si c'est Google qui touche la majorité des recettes ; il paraît en revanche abusif de prétendre que la presse ne peut empêcher le pillage qu'elle dénonce.