Voici comment le journal 20 Minutes interprète les travaux de mon médiatique collègue Baptiste Coulmont au sujet du lien entre prénom et mention au bac (Les prénoms qui favorisent les mentions au bac, par Delphine Bancaud, 10 juillet 2012) :

Des prénoms qui favorisent la réussite ... en 2011 « plus de 25 % des Madeleine, Irene, Côme et Ariane qui ont passé le bac ont reçu mention très bien ». ... A l'inverse, aucun des quelque 125 Youssef et 105 Nabil n'ont obtenu de mention très bien. Mais plus de 30 % d'entre eux sont dans la situation de passer l'oral de rattrapage. Seules une ou deux Sandy, Alison ou Sofiane ont décroché la mention très bien. Des informations qui vont peut-être influencer les futurs parents…

20 Minutes semble interpréter ces travaux comme établissant un lien de cause à effet entre le prénom de l'enfant et sa future réussite scolaire. Bien entendu, un tel lien n'est pas exclu, le prénom diffusant une certaine image sociale qui peut entraîner, en quelque sorte, une prophétie auto-réalisatrice (par exemple, le prénom Kevin est connoté auprès de certains milieux comme « fils de beaufs qui regardent trop les séries américaines »). Il me semble toutefois que ce que Baptiste Coulmont voulait mesurer est une corrélation indirecte, le prénom comme le niveau scolaire étant largement conséquences du milieu social des parents.

Comme souvent, corrélation n'est pas causation.