Vous vous rappelez peut-être de mon projet IBEX  (Initiative Bouzine d'EXcellence) : mettre des chèvres sur le campus de Grenoble pour tondre les pelouses.

Un article publié dans la rubrique « personnels » des actualités de l'Université Joseph Fourier nous informe du recrutement de 5 chèvres de Savoie.

Les mauvaises langues se demanderont pourquoi il a été nécessaire de chercher des chèvres en Savoie, alors que, toujours selon ces mauvaises langues, il y en a tant à Grenoble.

Pour ceux qui auraient raté la plaisanterie : le précédent gouvernement a mis en place des programmes d'« investissements d'avenir », se superposant aux circuits usuels de financement de la recherche (qui sont déjà assez compliqué), notamment des IDEX (initiatives 'excellence), LABEX (laboratoires d'excellence), EQUIPEX (équipements d'excellence), regroupés par les mauvaises langues sous le sobriquet de « Bidulex ». Les rumeurs voulaient que les financements « normaux » se tariraient et qu'on concentrerait les efforts sur les Bidulex, aussi une bonne partie de la recherche française a dépensé temps et énergie pour être labellisée « excellente » (dépensant au passage des sommes considérables en salaires de chercheur, car n'oublions pas que chaque soumission de projet, chaque comité Théodule, chaque « labellisation » représente du temps de travail non occupé par la recherche et l'enseignement). Bref, des scientifiques distingués se sont comportés comme des lévriers derrière un lapin mécanique... À force d'être saoulé par ces histoires de Bidulex, j'ai proposé, lors d'une réunion, que l'on fasse cette IBEX. Je ne pensais pas être précurseur.