La recherche publique française emploie de nombreux étrangers en contrats à durée déterminée de quelques mois à quelques années (doctorants et post-doctorants). Souvent, ils ne se fixent pas en France (et, souvent également, n'avaient jamais eu l'attention de s'y fixer). Ils ont pourtant cotisé obligatoirement pour leur retraite (si je ne m'abuse, à la fois au régime général obligatoire des salariés, et au régime complémentaire des agents non titulaires de l'État, l'IRCANTEC).

Je me demande si ces cotisations leur ouvrent droit à quoi que ce soit. Quand ces personnes auront 60-65 ans, pourront-elles exiger quoi que ce soit de ces régimes de retraite (auxquels, rappelons-le, on les a forcé à cotiser, et pour lesquels on a forcé leur employeur à cotiser) ? Comment cela se passerait-il, concrètement, sachant que ces personnes habiteront ailleurs dans le Monde, éventuellement aux États-Unis, en Chine ou en Inde ?

Cette question est d'importance. En effet, pour un coût salarial employeur annuel d'environ 45000€, un post-doctorant touchera environ 2300€/mois, paye peu séduisante comparée à celle accordée par d'autres pays. La différence est considérable ; il serait assez gênant qu'elle parte dans des systèmes de protection sociale d'aucune utilité pour les employés concernés.