On dit parfois que la droite française (UMP et satellites : Nouveau centre, radicaux valoisiens, etc.) et le président Nicolas Sarkozy défendraient les valeurs du christianisme et du libéralisme. Je ne comprends pas bien pourquoi.

Prenons tout d'abord le christianisme. Il me semble que le Christ prônait la modestie, la générosité, la compassion (notamment envers les pauvres et les vagabonds), la méfiance envers les richesses terrestres et repoussait les « marchands du temple ». Il me semble également que la présidence de Nicolas Sarkozy se basait sur d'autres principes. Nous pourrions également nous interroger sur la vie personnelle de M. Sarkozy, qu'il étalait complaisamment, et sur sa conformité à ce commandement :

Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain.

Quant au libéralisme, il est vrai que la droite française tend à prendre des mesures d'inspiration libérale en ce qui concerne le droit du travail. Cependant, ce libéralisme est à géométrie variable : ainsi, il est bien plus prudent quand il s'agit de réformer les professions qui jouissent de rentes de situation, et absent lorsqu'il s'agit des subventions et marchés garantis pour les grands groupes industriels, ou encore les nominations à la tête de ceux-ci (rappelons-nous les interrogations sur l'éventuelle nomination de M. Borloo). Rappelons également que le principal journal de droite, le Figaro, appartient à un sénateur UMP qui est également à la tête d'un avionneur jouissant depuis des décennies de l'exclusivité de la commande de certains matériels (avions de chasse). Non seulement l'État achète forcément ses matériels, mais ses plus hautes autorités doivent se comporter pour eux en VRP auprès des autres pays du monde, qu'ils soient ou non recommandables. On est dans ce que certains qualifient de « capitalisme de connivence ».

Bref, plutôt qu'une politique libérale et proche des valeurs chrétiennes, je vois plutôt une politique assez ad hoc et sans cohérence sinon celle de l'expédient politique.