Lisez ceci.

(En résumé : les groupes financiers qui investissent dans les industries du divertissement musical investissent également beaucoup dans les prisons privées américaines et ont donc intérêt à maintenir un niveau élevé de criminalité, notamment liée aux drogues ; ils ont donc donné des instructions pour que l'on promeuve du « gansta rap », glorifiant la vie facile (les grosses voitures, les bijoux...), les armes à feu, la délinquance et la drogue, notamment lors d'une réunion qui se serait tenue sous accord de confidentialité à Los Angeles en 1991.)

Cela fait très « protocoles des Sages de Sion » ou encore « complot de l'ampoule électrique » et je n'attache pas une grande importance à ce courrier anonyme. On peine à croire que des représentants de tous les financiers concernés puissent s'entendre et rassembler des cadres de toute l'industrie dans une réunion, que personne n'en parle (sauf un anonyme vingt ans après), et qu'ensuite la mise en œuvre du plan évoqué ne fasse pas jaser. Je ne connais pas non plus suffisamment le rap pour savoir si sa chronologie est cohérente.

Quelques remarques cependant :

  1. Les industries des prisons, de la surveillance, des matériels de maintien de l'ordre, de la sécurité privée ont effectivement intérêt à une délinquance élevée. Ceci devrait nous faire réfléchir, car on sait bien que toute industrie tend d'une part à faire pression sur les pouvoirs publics afin d'élargir son marché et maintenir ses positions (voir les industries des alcools opposées aux limitations de publicité, ou encore le laboratoire Servier...), d'autre part à susciter chez la population des comportements, des attitudes, propices à son activité (voir publicités pour les cigarettes aux États-Unis dans les années 1950, les associant à des attributs positifs).
  2. Ce n'est pas parce qu'un fait n'est pas prouvable qu'il est faux. Il y a quantité d'actions dont nous sommes témoins dans la vie courante et que nous serions bien incapables de prouver... et parfois nous constatons dans notre vie professionnelle des comportements éthiquement douteux, sans pourtant avoir des preuves opposables de ceux-ci.