On me signale ce billet, d'une journaliste « spécialisée en économie et écologie » et diplômée de prestigieuses écoles de formation de journalistes (mais, apparemment, sans formation scientifique supérieure).

Il me semble illustrer à merveille une maxime de prudence que j'applique, et que j'indique aux autres : ce n'est pas parce qu'un journaliste prétend résumer des informations fournies par un tiers, notamment par un scientifique, qu'il le fait fidèlement et sans rajouter ses idées personnelles (voir quelques exemples).

Considérons la première phrase :

« Sécheresses intenses, pluies diluviennes, tremblements de terre puissants et autres tsunami dévastateurs : les coups durs du climat se sont multipliés et intensifiés au cours de la dernière décennie. »

Cherchez les intrus.

À son crédit, elle donne un lien vers l'article original, qui bien sûr ne comporte pas ces erreurs grossières.

PS : Mon but n'est nullement de dénigrer cette journaliste en tant que telle, ni de dénigrer sa profession. Simplement, j'entends parfois des gens réagir vivement à des propos, des théories, que la presse attribue à telle ou telle personne... alors qu'il est fort possible que ces propos aient été exagérés, « complétés » ou sortis hors contexte. Par ailleurs, j'estime que lorsque l'on parle d'évènements mettant en jeu les vies humaines, et ayant donc un fort impact émotionnel, il faut être très prudent.