Depuis cette année, les jury d'admissibilité du concours de chargé de recherche de deuxième classe (CR2) au CNRS ne sont plus forcés d'auditionner tous les candidats admis à concourir (soit en gros tout candidat titulaire d'un doctorat et ayant envoyé un dossier en bonne et due forme), mais peuvent procéder à une préselection. Les auditions seront donc, je suppose, moins tendues qu'auparavant, quand le jury d'informatique voyait défiler plusieurs centaines de candidats, chacun pour une dizaine de minutes. En effet, si je m'en tiens à mon expérience de membre de comités chargés de recrutement et de commission de spécialiste, une partie des candidats sont clairement insuffisants : pourquoi perdre le temps du jury et du candidat, et occasionner des frais de déplacement au candidat, en vain ?

Si cette évolution me paraît positive, je m'interroge toutefois sur deux concours thématiquement fléchés :

  • 07/07 1 Chargé de recherche de 2e classe. apport de l’informatique aux nouveaux défis en écologie.
  • 07/09 1 Chargé de recherche de 2e classe. modélisation 3D appliquée au patrimoine, affecté au laboratoire des Modèles et simulations pour l'architecture, l'urbanisme et le paysage (MAP).

Pour ces deux concours, il n'y a pour chacun qu'un candidat auditionné. C'est pour le moins inhabituel.

(Sinon, sur le concours CR2 généraliste, 254 candidats, 111 auditionnés, 10 postes, et sur le DR2, 94 candidats, 10 postes. Souffle et vision.)