Je lis que des associations catholiques tentent de faire fermer un sex-shop au motif qu'il est situé près d'un collège. J'ai recherché la loi (que les journalistes, à leur habitude, n'avaient pas précisément citée) :

Est interdite l'installation, à moins de deux cents mètres d'un établissement d'enseignement, d'un établissement dont l'activité est la vente ou la mise à disposition du public d'objets à caractère pornographique. L'infraction au présent article est punie de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 Euros d'amende.

Autant dire qu'en centre ville, ou dans une ville dense comme Paris, il est difficile d'implanter légalement un sex shop, vu que l'on trouve toujours une école, une école maternelle, un collège, un lycée, une branche d'une université, un cours privé...

Il y avait un sex shop non loin du lycée que je fréquentais ; sa devanture était intégralement opaque, et il indiquait clairement l'interdiction de fréquentation aux mineurs. J'ignore quelle protection supplémentaire est acquise par l'interdiction d'implantation. En revanche, comme je l'ai déjà signalé ici, notre société tolère que l'on affiche sur la voie publique, à hauteur d'yeux des enfants, des publicités vulgaires pour des revues pornographiques.

J'en conclus que le lobby des buralistes et marchands de presse est plus puissant que celui des sex shop. Par ailleurs, j'ai l'impression qu'au fond, tout le monde s'en fiche de l'intérêt des enfants.