Intéressante polémique scientifico-médiatique au Royaume-Uni. Une professeure d'Oxford prétend qu'Internet augmente la prévalence de l'autisme et que les jeux vidéos causent la démence chez des enfants... nouvelles évidemment reprises dans la presse populaire (et, comment dire, la presse populaire britannique, à côté, Morandini fait figure d'intellectuel).

Problème : cette professeure refuse de publier ses théories dans un journal scientifique, c'est-à-dire en un lieu où il faut expliquer ses expériences, sa méthodologie, son raisonnement, et non s'en tenir à un argument d'autorité.

Je suis, sur ce point, très conservateur : pour moi, un scientifique communique ses résultats d'abord aux autres scientifiques, via des publications et des colloques, d'où d'éventuelles critiques sur sa méthodologie et ses conclusions, et ensuite seulement communique au grand public. Je trouve suspect que l'on procède par ordre inverse : comme dit Mme Aubry, quand il y a du flou, il y a un loup.