Premier constat — seul 16% des signalements sont qualifiés. J'ignore les raisons de non-qualification de l'écrasante majorité ; j'imagine qu'une partie parlent de contenus sans les identifier précisément (URL etc.), et qu'une bonne partie portent sur des contenus licites, mais que l'internaute auteur du signalement juge inconvenants au regard de ses goûts et de sa morale personnels ; enfin, il est possible que certains signalements résultent d'une volonté de nuire.

(Il convient ici de rappeler qu'il y a eu naguère des polémiques autour de soi-disant « contenus pédopornographiques » sur Wikipédia... dont des nus d'enfants du 19e siècle par Lewis Caroll, l'auteur d'Alice au pays des merveilles, ainsi que la reproduction d'une pochette d'album de hard-rock en vente libre. J'ai la faiblesse de penser que si des contenus clairement illicites étaient présents bien en évidence sur un site aussi visible et à l'hébergeur aussi clairement identifié, la justice s'en serait emparé depuis longtemps. Je mentionne ceci afin de mettre en perspective la différence entre d'une part les allégations d'illégalité, d'autre part ce qui est effectivement illégal au sens de la loi.)

Deuxième constat — les chiffres semblent très différents de ceux rapportés par l'Internet Watch Foundation britannique, qui indique 16739 actions sur contenus illicites en 2010. Je n'arrive pas à expliquer comment deux pays voisins, avec des populations du même ordre, peuvent avoir des comportements aussi différents. Ceci mériterait enquête.