Les sujets à ne pas évoquer
Par David Monniaux le dimanche, janvier 29 2012, 13:27 - Société - Lien permanent
Suivant une discussion avec mon collègue de l'INRIA Nicolas Holzschuch, voici la liste des sujets à ne pas évoquer en bonne compagnie dans le monde de la recherche :
- la religion
- la politique
- le sexe
- la répartition des postes.
(Le sexe produira plus de gêne, mais les postes plus de rancœur.)
On pourra donc avec avantage discuter, par exemple, de savoir si le blaireau est un mustélidé.
Commentaires
Il s'agit d'un certain, monde de la recherche … en SHS au contraire discuter politique, religion, sexe et répartition des postes fait parti du travail normal du chercheur (modulo le domaine précis de recherche)
Si tu cherches les points pour pourrir l'ambiance :
Dans répartition des postes, on pourrait inclure la promotion interne. Jamais eu envie de dire à un collègue "tiens, tu n'as jamais eu le temps de renouveller tes TD en 10 ans, disant que tu es toujours pressé(e), ni de monter le moindre TP, ni jamais d'accepter d'enseigner une matière que tu ne connais guère, mais tu trouves toujours le temps de monter ton dossier de PES ou de PR1 et d'attraper des hochets non chronophages mais bons pour le CV".
On pourrait aussi ajouter : les articles dont les collègues sont co-auteurs, alors qu'ils n'y ont guère contribué... et on soupçonnerait parfois qu'ils ne comprennent que très partiellement les articles en question...
@PR27 : Dossier de PES : Pro Evolution Soccer ?
prime excellence scientifique, genre quand tu publies et a une activité scientifique intense. Je plussois PR27, trop de collègues qui corrigent leurs copies à l'arrache, ne vont pas en conseil d'enseignement, sèchent des tp (oui, oui) pour cause de réunion recherche super-mega-importante-tu-comprends-j'ai-un-projet-ANR-moi . Souvent des PR, d'ailleurs ...
@PR27 lagon: Je suis évidemment embarassé aux entournures sur ce sujet, mais en effet, il me paraît difficile de vouloir avoir à la fois les avantages des DR CNRS (pas d'activités chronophages liées à l'enseignement) et des PR (facilité d'accès au corps et surtout aux promotions de classe, montées d'échelon plus rapide).
Il me semble avoir également constaté qu'il vaut mieux, du point de vue avancement, « brasser beaucoup » sur des projets qui n'ont pas forcément beaucoup d'utilité réelle, mais qui impressionnent, plutôt que de faire consciencieusement son travail sur des choses peu sexy (genre TP en licence).
Cf ce billet sur un blog britannique.
Quand on sait que les mormons bisexuels maoïstes trustent tous les postes de PR, il vaut mieux ne pas en discuter...