Une taxe pour le financement de la vie politique
Par David Monniaux le jeudi, janvier 12 2012, 13:54 - Société - Lien permanent
Les chaînes de télévision ont obligation de financer la production cinématographique. Les prestataires d'accès à Internet sont taxés pour financer la « création ». La justification est qu'ils profitent de la création culturelle et donc donc doivent financer les créateurs : tout travail mérite salaire.
Dans les prochains mois, nous allons assister à une des plus grandes farces théâtrales qui soient : la campagne électorale pour l'élection présidentielle : « petites phrases », « débats » où l'on demandera à untel s'il est encore des amis d'untel', chiffres non justifiés, indignations, appels aux grands sentiments... Pourtant, certains acteurs de ce théâtre seront mal rémunérés : les candidats faisant moins de 5% des voix au premier tour.
Pourtant, la grandeur théâtrale d'un candidat n'est pas en proportion de son succès. Rappelons-nous Georges Marchais, ou Arlette Laguiller. Pauvre Arlette ! Elle revenait tous les 7 ans nous rappeler notre sort. Pourtant, aucune chaîne de télévision ne la rémunérait pour ses prestations !
La France est un pays très inventif en matière de taxes. Je suggère donc une taxe sur les télévisions commerciales, destinée à abonder les financements des petits candidats.
Commentaires
« La France est un pays très inventif en matière de taxes. »
Ça m'a rappelé une phrase de Georges Clemenceau: « La France est un pays extrêmement fertile : on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts. »
D'après le Canard, Villepin a amassé l'an dernier 2 millions d'euros pour une société de consulting dont il est le seul salarié (à moins qu'il n'ait une secrétaire à mi-temps, je ne sais plus) et dont l'activité est à peu près inconnue au bataillon (probablement basée uniquement sur le répertoire téléphonique...).
Ca risque d'être chiche, mais il doit avoir les moyens de financer sa campagne.
Il me semble que Georges MARCHAIS avait fait dans les 15% en 1981, et sans taxe...
Il est certain qu'Arlette, sur la scène de remise des César, au mlilieu des autres intermittents du spectacle, ça aurait eu sa légitimité.