Je n'ai pas l'habitude de raconter mes rêves, mais celui là s'inscrit dans l'actualité...

Ceux qui suivent les nouvelles du numérique en France ont assisté à l'irruption de Mme Fleur Pellerin, responsable de ce sujet dans l'équipe de campagne de François Hollande. Mme Pellerin, sciences-po ENA Cour des Comptes, a dans le paysage administrativo-politique français à peu près la même originalité qu'un X-Mines dans le nucléaire. Nommer au numérique un informaticien, ou pourquoi pas une ingénieure agronome reconvertie au Web 2.0, voilà qui aurait été de la vraie diversité !

Mme Pellerin s'est dotée d'un site Web (lancé le 17 novembre 2011, d'après Whois), et d'un compte Twitter. Je ne doute pas que prochainement elle maîtrise tous les gadgets à la mode. Elle a été rapporteur à la commission de contrôle des sociétés de perception et de répartition des droits (SPRD), elle connaît donc bien le sujet de l'argent du droit d'auteur et des droits voisins. Elle connaît beaucoup de monde.

Toujours est-il que cette nuit, je rêvais que j'essayais de comprendre le fonctionnement d'un jeu qui ressemblait à un mélange entre Civilization et Transport Tycoon, mais avec un graphisme plus fouillé : il fallait construire des routes, des barrages hydroélectriques, pour alimenter des industries... (*) Je pestais contre un mode de construction automatique, qui m'avait mis une route à ronds-points là où j'aurais voulu une autoroute. Je vais dans les menus, trouve de mystérieux dessins vectoriels qui ne m'aident guère, puis trouve enfin une option qui semble répondre à mon problème à propos des routes : « confier à une autorité administrative ».

Cette option portait Fleur Pellerin en avatar. Visiblement, Mme Pellerin, dans ce jeu, était le symbole de l'administration à qui l'on peut confier en « pilotage automatique » toute activité.

Curieux, comme rêve, non ?

(*) Rêve peu réaliste car je vois mal quand j'aurais le temps de jouer...