Nombreux sont ceux qui, à gauche, se réjouissent du référendum annoncé en Grèce. Comment donc, enfin, on donnerait la parole au peuple, au lieu de s'arranger entre « experts » qui prétendent savoir quel est l'intérêt général, alors qu'ils ne s'adressent qu'à une élite minoritaire, et dont on a vu par ailleurs l'inefficacité des théories ! Les élus sont peu représentatifs et discrédités ; pareille affaire doit être portée directement devant le peuple.

Combien, parmi eux, se réjouissent de ce que l'on n'ait pas organisé en France de référendum sur la peine de mort, par exemple ? C'est un sujet trop émotionnel, nous dit-on. Les gens qui connaissent vraiment le fonctionnement de la justice et des tribunaux sont mieux placés que le peuple qui regarde TF1 pour décider de pareilles choses. Il vaut bien mieux que cela soit décidé par le gouvernement élu ; la démocratie directe aboutirait à la tyrannie.

Dans les deux cas, on peut écrire une dissertation complète à l'appui. C'est merveilleux, la politique !