Je lis que nombreux sont ceux qui ont été déçus par Barack Obama et notamment par sa pusillanimité face aux milieux de la finance.

Je dois avouer que je ne suis personnellement pas surpris.Dans The audacity of hope : thoughts on reclaiming the American dream, que j'ai écouté lu par Barack Obama en personne (très bien dans la voiture quand on conduit longtemps), l'actuel président des États-Unis explique très bien l'emprise inévitable des lobbys dans la politique américaine. Les campagnes électorales coûtent cher financièrement et en main d'œuvre, seuls les lobbys (ne serait-ce que les syndicats) sont capables de fournir les moyens nécessaires.

Si M. Obama se livrait à une attaque frontale contre le système financier, il serait immédiatement taxé de marxisme, et les attaques auxquelles il a jusqu'à présent fait face (par exemple, des accusations d'avoir nommé un pédophile responsable de la sécurité dans les écoles) ne seraient qu'aimables galéjades en comparaison.