Dans un article d'Anne Rovan dans Le Figaro du 9/10/2011, titré « Primaire PS : près de deux millions et demi de votants », je lis, dans le premier paragraphe :

Près de deux millions et demi de sympathisants de gauche se sont déplacés dimanche pour désigner le candidat socialiste de 2012. Ce n'est «que 4%» du corps électoral français, a martelé l'UMP.

J'ai, ainsi que certains collègues, une petite manie : quand on me donne des chiffres, je fais un petit calcul mental d'ordre de grandeur pour voir si ceux-ci sont cohérents. Un rapide calcul montre que si 2,5 millions de personnes constituent 4% du corps électoral français, c'est que celui-ci est de 62,5 millions d'individus. Or, d'après les statistiques de l'INSEE, ce chiffre est environ celui de l'entièreté de la population de nationalité française résidant en France, enfants et adolescents compris. Toujours d'après l'INSEE, « Fin février 2011, 43,2 millions de Français sont inscrits sur les listes électorales en France ».

Je suis surpris que l'article du Figaro ne relève pas cette incongruité.