Il y a quelques décennies encore, les ouvrages de cuisine s'adressaient à la lectrice, à la « ménagère » — comme si le célibataire ou l'homosexuel ne devaient se nourrir que de plats cuisinés, et l'homme vivant en couple ne devait pas participer à l'élaboration des repas. Depuis, on les a modernisés et on admet que le lecteur puisse être de sexe masculin.

Cependant, encore actuellement, les publicités pour les machines à coudre s'adressent à la « couturière ». Amusant également : des livreurs s'adressant à une collègue en lui disant que son mari pourrait sortir ses outils, alors que la dite collègue est tout à fait capable de manier la perceuse ou la visseuse (quand on fait de la physique expérimentale et que l'on fracasse des matériaux avec des impacteurs à haute vitesse, on ne va pas se laisser embêter par 3 vis).

PS Comme me dit un collègue, le plus choquant, ce sont les magasins de jouets : rose bonbon et avec des machines à laver ou des fers à repasser « comme maman » pour les filles, des voitures et des jeux de construction pour les garçons.