(Avertissement : bla-bla politique de peu d'intérêt.)

Je l'avoue, il y a quelques mois encore je pensais qu'une victoire de Nicolas Sarkozy en 2012 était inévitable — pas parce qu'il convaincrait les électeurs, mais parce qu'il serait face à des candidats socialistes s'entre-déchirant et multipliant les promesses irréalistes, et qu'au besoin il reviendrait aux bonnes vieilles recettes électorales de la droite, à savoir promettre des baisses d'impôts clientélistes ainsi que des mesures sécuritaires. Au besoin, on mettrait en scène quelques faits divers, avec débarquements de CRS dans des cités ou expulsion de telle ou telle catégorie d'étrangers réputés indésirables.

Tout ceci me paraissait inévitable, mais il me semble maintenant que mon analyse était prématurée. Avec la crise financière et fiscale, toute promesse concernant les impôts sera vite combattue comme irresponsable. Le coup sécuritaire cependant est encore possible. Surtout, il semble s'être installé dans le pays une défiance générale à l'égard de Nicolas Sarkozy... Même s'il s'agit de l'aboutissement d'un lent mouvement de prise de pouvoir de la gauche dans les collectivités locales, la perte du Sénat est un signe.

Reste que celui qui sera élu en 2012 devra de toute façon prendre des mesures impopulaires ; peut-être certains à droite préfèrent-ils que ce soit le PS qui les prenne, de façon à gagner en 2017 ! Merveilleux jeu de la politique électorale.