Un éditorial anonyme du Monde évoque positivement la HADOPI et les lois qui ont abouti à sa création. Il caricature en ces termes leurs opposants :

Les technolâtres, as du clavier et rois du téléchargement clandestin, y voient une démarche ringarde qui ne tiendrait pas compte de la singularité absolue de l'Internet. On serait en présence d'une technologie dont la nature même devrait la dispenser de toute tentative de contrôle.

Autrement dit, il existerait deux sortes de personnes : d'une part ceux qui approuvent l'existence, le fonctionnement, les objectifs de la HADOPI (et, sans doute, les règles de la propriété intellectuelle telles qu'adoptées sous la pression des lobbies), d'autre part des idolâtres de la technologie, fanas de gadgets, et experts en téléchargement illicite, c'est-à-dire coupables du délit de contrefaçon.

Merveilleux raisonnement binaire, qui sans doute illustre l'excellence de la presse d'information générale et politique française.