Ceux qui ont suivi de près les débats parlementaires autour de la loi DADVSI savent que le vote de dispositions favorisant l'interopérabilité, donc mécontentant les oligopolistes Apple et consorts, a été très mal pris par les États-Unis. Divers lobbies se sont agités, ont réclamé une action du gouvernement américain auprès du gouvernement français.

Comme par hasard, les dispositions concernant l'interopérabilité ont été ensuite largement supprimées. Nous soupçonnions une intervention américaine, c'est chose confirmée par les fuites de WikiLeaks.

Oui, vous avez bien compris, dans les affaires intérieures françaises, y compris le droit pénal, on vote des lois pour faire plaisir au gouvernement américain, qui représente les lobbies de ses industries du divertissement et de l'informatique de loisirs.