Temperatures near boiling point
Par David Monniaux le lundi, juillet 25 2011, 15:23 - (Mal)journalisme - Lien permanent
Dépêche de l'Associated Press : les températures dans le Nord-Est des États-Unis égaleraient ou dépasseraient le point d'ébullition.
The extreme heat that's been roasting the eastern U.S. is only expected to get worse, and residents are bracing themselves for temperatures near and above boiling point. (...) The high temperatures and smothering humidity will force up the heat indexes. Boston's 99 degrees on Friday could feel like 105 degrees; Philadelphia's 102 degrees like 114 degrees and Washington, D.C.'s 103 degrees may seem the same as a melting 116 degrees.
Les températures citées sont en degrés Fahrenheit. La température citée la plus élevée est de 103⁰F, soit 39,4⁰C, et est censée être ressentie comme une température de 116⁰F, soit 46,6⁰C, en raison de l'humidité importante (impression de suffocation).
La température d'ébullition de l'eau (*) est de 100⁰C (au niveau de la mer, elle est un peu inférieure en altitude). Heureusement que la température ambiante ne l'approche pas, sinon les êtres vivants seraient tués. La température de 100⁰F correspond à une température de 37,7⁰C, soit celle d'un humain avec une très légère fièvre.
Il semble que les journalistes de l'Associated Press aient confondu degrés Celsius et Fahrenheit, et n'aient pas vu qu'une température proche de l'ébullition signifierait la mort.
Encore une fois, heureusement que pareille bourde n'ait pas été trouvée sur Wikipédia, sinon nos amis de Wikigrill, ou toute autre rubrique du même genre, s'en seraient gobergés. On aurait parlé d'amateurisme, sans doute, voire d'erreurs niveau collège. Là, on ne parlera que d'une regrettable maladresse, exceptionnelle.
(*) Quand on parle d'ébullition, c'est par défaut celle de l'eau, et non par exemple celle de l'azote, à -196⁰C, température qui elle aussi signifie la mort, mais une mort différente.
Commentaires
David, je pense que tu as commis une regrettable maladresse exceptionnelle. En effet 116°F correspond à 46,7°C et non pas 39,5°C.
Pour avoir connu les étés étouffants et humides de la Nouvelle-Angleterre, je suis bien content de ne pas y être maintenant.
Ouarf ! Mais moi je ne suis pas un organisme professionnel censé exercer des vérifications...
Est-ce que l'Associated Press émet systématiquement ses dépêche en celsius en temps normal? Si leur température sont _censées_ être en Farenheit, il n'y a pas de quoi grimper au rideau.
Circeus, 100°F est très loin de la température d'ébullition de l'eau. Qu'ils aient l'habitude d'écrire leurs dépêches en unités du système international ou dans le système américain ne change rien au problème.
"Si leur température sont _censées_ être en Farenheit, il n'y a pas de quoi grimper au rideau."
Ce n'est pas le sujet essentiel. On peut faire des erreurs d'unités, c'est regrettable mais ça arrive. On peut faire des erreurs de conversions, c'est surtout grave si on lance des sondes spatiales. En l'occurrence je pense que c'est excusable.
On doit quand même impérativement vérifier la plausibilité de ce qu'on écrit :
Parler de température d'ébullition est du très grand délire. Si on peut écrire ça hors "poisson" (d'avril ou à effet retard), cela me semble extrêmement grave.