Il y a quelques années encore, les bibliothèques universitaires exigeaient des doctorants qu'ils déposent des exemplaires papier de leur thèse, dont l'un serait microfilmé, ainsi qu'un formulaire, papier lui aussi, à remplir. Cela peut donner des résultats amusants, comme par exemple la fiche SUDOC de la thèse d'Elifsu Sabuncu ; je cite :

Notes : Résumés en français et en anglais. - Publication autorisée par le jury Annexes : 360 réf. Notes bibliogr. Bibliogr. p. 121-159 Résumé : Chaque cadre doit contenir un résumé de 1700 caractères maximum, espaces compris. En cas de dépassement, la coupure sera automatique. Le doctorant adressera son texte sous forme électronique (disquette, etc.) Pour les modalités pratiques, contactez votre bibliothèqueLa Tremblante du mouton est une Encéphalopathie Spongiforme Transmissible (EST) ou maladie à prions. Les EST sont des affections neurodégénératives qui

Oui, la phrase « Chaque cadre doit contenir un résumé de 1700 caractères maximum, espaces compris. En cas de dépassement, la coupure sera automatique. Le doctorant adressera son texte sous forme électronique (disquette, etc.) » est bien dans le champ « résumé » de la fiche SUDOC, le SUDOC étant le catalogue des bibliothèques universitaires française. On a probablement passé un logiciel de reconnaissance optique de caractères sur la page en oubliant de tronquer les portions de texte provenant du formulaire pré-imprimé. Remarquons qu'on demandait également à la doctorante de transmettre son texte sous forme électronique ; j'ignore pourquoi on n'a pas utilisé son fichier.

J'ignore également comment en 2005 on pouvait encore demander des documents sur disquette, sachant qu'à l'époque plusieurs fabricants d'ordinateurs personnels avaient supprimé les lecteurs de disquettes... Je me rappelle avoir eu à l'époque affaire à une bibliothèque universitaire à qui j'avais proposé d'envoyer un exemplaire électronique de la thèse d'une collègue par courrier électronique, et qui m'avait fait comprendre que ces choses nouvelles houla donc on n'y touche pas, il faut un CD mon bon monsieur.

Gageons que si pareil gag avait été commis sur un site tel que Wikisource, on trouverait des gens pour crier à l'amateurisme.

PS Je cherche comment faire rectifier la coquille. Je trouve cette page d'aide :

Les notices bibliographiques sont rédigées par les catalogueurs des bibliothèques, qui possèdent le document décrit. Seuls ces bibliothécaires peuvent faire les vérifications, document en main, et les corrections éventuelles qui s'imposent. Déposez donc cette demande sur ce guichet : l'ABES la transmettra à la bibliothèque concernée.

Le système semble clair, bien que je préfère en général le courrier électronique, qui laisse une trace, aux formulaires Web. Je tente. C'est toutefois bien plus compréhensible et accueillant que le système de rapport d'erreur du WorldCat, qui n'est je crois ouvert qu'aux bibliothécaires.

J'en profite pour signaler la façon de faire un lien vers une notice SUDOC : c'est http://www.sudoc.abes.fr/DB=2.1/SRCH?IKT=12&TRM=099595230 en remplaçant 099595230 par le numéro de la notice. Ceci n'est expliqué nulle part sur le site du SUDOC, merci à Étienne Cavalié pour l'astuce.

PS² La notice de ma thèse la classe dans « logique mathématique non classique », ce qui est incorrect. En revanche, nulle mention du fait qu'il s'agisse d'analyse de programmes et de sémantique des langages de programmation. Je signale.

Je m'aperçois également d'une lettre omise dans le prénom d'une collègue, qui empêche de retrouver sa thèse. Je signale. Décidément, il suffit que je recherche une notice de thèse pour tomber sur une erreur... cela laisse songeur ! Et ces notices sont déployées à l'échelon mondial avec WorldCat.