Je vous avais déjà parlé de cette résidence d'accueil pour chercheurs etc. étrangers, dont le personnel d'accueil le week-end n'avait pas accès au fichier des réservations.

Nous avons conseillé à notre collègue japonais de passer une nuit à Lyon à l'hôtel et de venir en journée à Grenoble — moins de risque de trouver porte close ou de tomber sur un veilleur de nuit n'ayant pas accès au fichier de réservations. Tout s'est bien passé, si ce n'est qu'il n'a pu utiliser l'accès Internet gracieusement mis à disposition. En effet, pour activer celui-ci, il faut recevoir un mot de passe sur son téléphone portable, avec un numéro français.

Oui, vous avez bien compris, pour activer l'accès Internet d'un hôte d'une résidence destinée aux étrangers de passage, il faut un numéro de téléphone portable en France.

Comment expliquer pareille absurdité ? On peut soupçonner que cette résidence sous-traite son accès Internet à un fournisseur qui veut garder des « identifiants » de ses utilisateurs, probablement dans le but d'avoir quelque chose à fournir aux autorités en cas de téléchargement illicite ou autre activité mettant en danger la sécurité nationale. Il est probable que personne n'ait sérieusement évalué la solution technique proposée, de même que personne n'a essayé la sonnette d'entrée (celle qui fait apparaître ACCEUIL au bout d'environ 20 défilements) ou n'a pensé que les personnels d'accueil temporaire n'aient besoin de consulter le fichier de réservations.

C'est l'effet « administration française » × HADOPI.