Une amie, journaliste dans la presse magazine de loisirs, m'explique qu'elle ne se déplace qu'aux frais des importateurs, producteurs, fabricants, éditeurs etc. des produits sur lesquels elle écrit des articles, que ce soit pour aller dans des salons professionnels ou pour assister à des présentations. Cela lui a permis d'aller dans des endroits aussi divers que Chicago, Dubaï ou Londres.

Je l'ai interrogée sur d'éventuels problèmes d'objectivité ou de conflits d'intérêts que ce genre de voyages pourraient poser, elle m'a dit qu'elle n'en voyait pas.

Évidemment, les sujets sur lesquels elle travaille sont futiles (au sens de : acheter l'un ou l'autre n'aura pas de conséquence importante pour le consommateur), et on pourrait penser que la presse « sérieuse » travaillerait différemment. Hélas, nous pouvons avoir des toutes à la lecture de la page 3 du Canard Enchaîné du 29 juin dernier, qui nous explique comment le régime tunisien savait prendre soin des éminences journalistiques françaises.