Le marché des hébergements des chercheurs CNRS en mission a été accordé à une entreprise que je ne nommerai pas, mais dont le site incite à l'exaspération.

Ce site me propose de chercher un hôtel par ville, adresse ou d'autres critères, mais les boutons activant ces différents modes sont inopérants. Le seul mode qui fonctionne est la recherche autour d'un site du CNRS, qui par défaut propose la délégation régionale n⁰19, de Caen. Conclusion : quand je demande un hôtel à Paris, il m'en propose à Caen.

J'avais eu le même problème il y a de cela des mois ; visiblement cela n'a pas été corrigé. Il se peut que le problème dépende du navigateur, mais j'utilise Firefox 3, qui a une part de marché du même ordre que celle d'Internet Explorer : rien de bien exotique, donc.

Auparavant, la même entreprise payait en retard les hôtels, ce qui fait que certains hôteliers refusaient ses réservations, ou exigeaient paiement sur place du chercheur, qui devait sans doute ensuite faire un gymkhana administratif pour se faire rembourser.

Ma solution : j'utiliserai ma « carte corporate », qui me permet de choisir mon hôtel directement au lieu de passer par un système défectueux et inutile, tout en bénéficiant d'un plafond réaliste pour une mission à Paris (le plafond par défaut est de 60€ : j'ignore où me loger à ce prix à Paris, sauf bouis-bouis douteux).

On ne peut encore une fois que s'interroger sur l'utilité de certains marchés publics, et s'effrayer de la perspective de la « délégation globale de gestion », qui soumettra la quasi totalité des dépenses des laboratoires aux procédures et marchés des universités et autres établissements hébergeurs.

Rappel : dans un célèbre établissement parisien, le marché public de fourniture de Macintosh (pardon, de machines à processeur de famille PowerPC, quelle blague) avait été accordé à une entreprise... incapable de livrer de telles machines ; dans plusieurs universités françaises, le marché de fourniture de livres en anglais a été accordé à une entreprise britannique... incapable de livrer des ouvrages récents en vente en librairie ou chez Amazon, au prétexte qu'ils sont épuisés ! Quand on voit pareils dysfonctionnements, on ne peut que craindre le pire.